Thérapeutie vertigineuse pour: CROHN, MICI, RECTOCOLITE HEMORAGIQUE et MALADIES AUTO-IMMUNES

Publié le par CYMONE

Re-bonjour

J'ai trouvé cet article sur le site "my Victories" il me semble très intéressant pour ceux atteints de CROHN, MICI, RECTOCOLITE HEMORAGIQUE et MALADIES AUTO-IMMUNES

Bon courages à tous ceux qui souffrent de ces maladies et surtout beaucoup d'espoir

Cymone

PS sur le site: http://blog.myvictories.me/ ​ au contact des gens qui nous ressemblent,on trouve des idées pour sortir de son marasme, des solutions pour aller mieux, des liens avec des gens formidables et aussi des tas d'articles scientifiques.

A bientôt

Cymone

https://www.myvictories.me/shares/55edf7899540a178312d535b

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/09/04/24079-cheval-troie-contre-maladies-auto-immunes

Un cheval de Troie contre les maladies auto-immunes

Mots clés : maladie de Crohn, MICI, Rectocolite hémorragique, maladies auto-immunes

Par damien Mascret - le 04/09/2015

Une protéine produite par un parasite est efficace contre la maladie de Crohn.

Une équipe d'immunologistes lillois dirigés par le Pr Monique Capron (université de Lille, Inserm, CHR de Lille) est parvenue à réaliser chez des souris et des rats, une immunisation suffisante pour atténuer une maladie inflammatoire chronique de l'intestin (Mici), avec une protéine parasitaire, la P28GST. Un essai vient de commencer chez l'homme. Les perspectives thérapeutiques sont vertigineuses!

«Les Mici, maladie de Crohn et rectocolite hémorragique chez l'homme, touchent environ 150.000 personnes en France», explique le Pr Antoine Cortot, professeur de gastro-entérologie à la faculté de médecine de Lille, «elles apparaissent généralement entre 18 et 30 ans, durent toute la vie et évoluent par poussées entrecoupées de rémissions de durée variable», ajoute-t-il.

Ces inflammations chroniques de l'intestin s'accompagnent de douleurs abdominales, de diarrhées et d'amaigrissements, parfois très invalidants, contre lesquels aucun régime alimentaire n'a fait ses preuves. «Il faut au contraire veiller à toujours s'alimenter correctement pour être dans le meilleur état nutritionnel possible car les Mici ont tendance à altérer l'état général», insiste le Pr Cortot.

Premiers essais cliniques

Dans la revue internationale Mucosal Immunology du 15 juillet dernier, l'équipe du Pr Capron démontre, étape par étape, qu'il est possible de rééquilibrer le système immunitaire grâce à la protéine P28GST. La particularité de la molécule en question est d'être la protéine parasitaire la mieux connue, celle du ver responsable de la bilharziose, «une maladie relativement grave selon l'espèce impliquée, qui touche plusieurs centaines de millions de personnes dans le monde, en particulier en Afrique», précise Dominique Mazier, professeur de parasitologie à la Pitié-Salpêtrière (Paris).

Pourquoi une protéine de parasite? «On a remarqué depuis longtemps que les personnes infectées par des parasites étaient moins atteintes de maladies auto-immunes, explique au Figarole Pr Monique Capron, toute la difficulté a été d'identifier une molécule responsable de cette amélioration pour pouvoir ensuite l'utiliser comme traitement.» Par le passé, des essais ont même été menés contre la maladie de Crohn en faisant ingérer directement aux patients des œufs de parasite!

Le travail de l'équipe lilloise est désormais couronné de succès puisqu'il en est maintenant aux premiers essais cliniques chez l'homme. «C'est une recherche entièrement académique menée grâce à différents budgets de recherche publique: 800.000 euros provenant d'un programme de l'Agence nationale pour la recherche (ANR-RPIB) en 2011, auxquels se sont ajoutés des budgets complémentaires de l'Inserm, mais aussi de l'université de Lille-II et du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais», explique le Pr Capron.

«Un travail exemplaire, pour le Pr Mazier, les équipes lilloises ont déjà fait tellement d'essais chez l'homme avec la P28GST dans un autre contexte que l'on sait déjà qu'elle est a priori sans danger, il reste à regarder son efficacité.»

Pour les étapes suivantes, c'est désormais l'université de Lille-II qui se charge des partenariats industriels via sa société d'accélération de transfert de la recherche. Consultant à la délégation de la recherche du CHRU de Lille, le Pr Cortot est confiant pour la prochaine phase, qui consiste à tester la molécule chez des malades qui viennent d'être opérés de leur maladie de Crohn (on leur enlève une portion atteinte de leur intestin).

Si les essais cliniques confirment ensuite les bons résultats obtenus chez l'animal, il sera alors prouvé que le fragment purifié de la famille de protéines utilisé par les chercheurs lillois est bien un redoutable cheval de Troie contre les Mici et, pourquoi pas, d'autres maladies auto-immunes à forte composante inflammatoire, comme la polyarthrite rhumatoïde, le psoriasis, le diabète de type 1 ou la sclérose en plaques.

Commencée il y a une trentaine d'années contre des parasites, la traque vaccinale menée par les équipes lilloises d'André et Monique Capron pourrait finalement aboutir… contre les maladies auto-immunes.

LA RÉDACTION VOUS CONSEILLE:

Des parasites contre la maladie de Crohn

Santé: les promesses infinies des bactéries de l'intestin

Commenter cet article