La colopathie ne me quitte jamais. Elle m'accompagne dans tous mes voyages! Ci-après des extraits de mon livre.

Publié le par CYMONE

La colopathie ne me quitte jamais. Elle m'accompagne dans tous mes voyages! Ci-après des extraits de mon livre.

La colopathie ne me quitte jamais. Elle m'accompagne dans tous mes voyages! Ci-après des extraits de mon livre avec les chapitres 11, 12, et 13.

11 A nous les Etats-Unis d’Amérique !

…La température avoisine les 50° dans le désert de Mojave où on ne rencontre pas âme qui vive, pas même un coyote, pas même un chercheur d’or.

Dans ce paysage lunaire, couvert de dunes façonnées par les vents, seuls quelques arbrisseaux et quelques cactus florissants font office de toilettes. Rien à voir avec nos autoroutes et nos stations. Nous sommes sur une terre hostile à toute forme de civilisation. A Death Valley la température est si élevée qu’elle m’anéantie. La brûlure du soleil est si mordante qu’elle m’atteint au plus profond de mes entrailles. La soif est si intense qu’elle est impossible à étancher. Ma vie est si fragile, qu’elle semble ne tenir qu’à un fil, le fil de l’eau. A Death Valley je survis grâce au riz qui nourrit mon quotidien, à la flotte mon antisèche, et à mes gélules astringentes qui ne me quittent jamais….

12 Mes nouvelles joies. Mes nouveaux voyages.

…Aux Tupiniers on se régale que ce soit côté créations ou côté visiteurs, c’est la société vue sous toutes ses facettes et dans toute sa splendeur.

On se régale dans un petit bouchon lyonnais. On, c’est toute l’équipe sauf moi ! Alors que toute l’équipe à le même repas, moi quand je demande un menu spécial ou un service à la carte, on me le refuse dans ce restaurant bondé de clients. Avant l’apéritif, la serveuse me demande même de sortir de table sous peine de me faire payer le menu complet sans en avoir respiré l’odeur ! J’insiste sans succès, puis je pars manger ma salade de riz sur la place de l’église où des pique-niqueurs sont déjà installés…

* * *

13 Des vacances en France.

…En juillet 2001, nous restons en France en privilégiant le lot et la Dordogne. Nous séjournons en pleine campagne dans la magnifique maison d’hôtes d’un ami qui nous loue une chambre avec vue sur son immense propriété arborée. L’été est caniculaire, les températures grimpent à plus de 40 degrés. Pour ne pas griller sur les routes, la plupart des touristes restent chez eux ; sauf nous, car nous tenons à visiter un peu la région. Pour ne pas m’écrouler, je bois de l’eau à longueur de journée. Pour visiter les vieux villages, je cherche l’ombre, je rase les murs, je m’asperge d’eau et je prends des pilules. En fin de compte, je n’ai qu’une hâte rentrer à Figeac pour m’allonger jusqu’au diner et retrouver mes esprits autour d’une belle table d’hôtes installée sous les arbres. Au menu il y a toujours du riz et de fabuleuses tartes au citron meringuées. Le cuisinier connait mon régime par cœur, il fait tout son possible pour ne pas aggraver mon état de santé déjà bien affligeant.

De retour chez nous, nous reprenons le travail et nos habitudes. La chaleur est toujours aussi accablante. En plaine les températures sont insupportables, les arbres ne donnent plus aucune fraicheur et les maisons sont de véritables fours. Malgré cette chaleur épouvantable, Paprika tient encore debout alors que moi je sombre un peu plus chaque jour. Ma colopathie ne me lâche pas, et mon ventre est en feux...

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