Extraits de mon témoignage de guérison. Chapitres 14 et 15

Publié le par CYMONE

 

14 Hiver 2002/2003.

 

…La fête terminée, il nous reste quelques sous et une semaine de congés ; c’est suffisant pour effectuer un petit voyage à bas prix en Turquie, et passer la Saint Valentin sous le soleil d’Antalya.

Notre hôtel cinq étoiles brille comme un sapin de noël au bord de la Méditerranée. Notre chambre domine une partie du complexe hôtelier composé de courts de tennis, de terrasses aménagées et d’immenses pelouses arborées où coule une rivière artificielle en guise de piscine. Pour passer de plage en plage sans se mouiller les pieds il suffit d’emprunter les petits ponts qui enjambent la rivière. Pour se détendre il suffit de s’allonger sur les transats, de buller au soleil ; et quand la fraicheur du soir s’installe, il suffit d’aller au bain turc, au hammam, à la piscine intérieure. Pour se distraire il suffit de danser au night-club, de voir une pièce de théâtre, de flâner dans les boutiques, d’écouter de la musique au bar, de regarder un film. Pour manger il suffit de choisir son restaurant, son menu. Ici on peut vivre en autarcie sans jamais quitter le complex-hôtelier. Pour se faire beau, il suffit d’aller chez le coiffeur, la manucure, l'esthéticienne. Ici il y a à peu près tous les services gratuits, jusqu’à l’infirmerie. Dommage pour moi, elle n’ouvre que quelques jours par semaine et je ne peux plus attendre, je souffre trop. Car outre ma maladie chronique, je développe une gingivite sanguinolente qui rapidement enflamme toute la sphère buccale……Lire la suite sur : http://colopathie-fonctionnelle-sii.blogspot.com

 

 

 

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15 Ile de la Réunion.

 

 

….Non loin de St André nous visitons « la maison de la vanille » ; la vanille Bourbon, liane grimpant sur des tuteurs, « les Bois de chandelle » ou s’enroulant autour des arbres qui la soutiennent. Cette orchidée blanche enlace les troncs des Vacoas et des filaos qu’elle rencontre sur son passage ; elle se love autour d’eux, parcourt leurs corps, et s’étire inlassablement jusqu’aux bouts de leurs branches. Dans son étreinte langoureuse, elle leurs transmet ses pouvoirs, ses vertus, ses senteurs enivrantes.

La visite est longue sous ce soleil qui nous assomme, je commence à peiner, mes jambes sont molles, j’absorbe rapidement deux gélules astringentes, et lorsque nous pénétrons dans les hangars pour regarder une vidéo expliquant la culture de la vanille, je suis littéralement vidée, je vacille et m’affaisse lourdement sur un banc pour ne pas tomber. Des images je ne vois rien, des explications je n’entends rien, je suis prise dans un vertige où mon esprit flotte sans réussir à se poser sur les explications du guide. En règle générale, j’ai un sentiment de malaises, je chancelle mais je ne m’évanouis jamais. Mille fois au bord du gouffre, je ne suis malgré tout jamais tombée dans ce grand trou noir où l’on s’effondre comme une poupée de chiffon. De ma vie, je n’ai jamais perdu connaissance.

Dans le brouillard de mes étourdissements qui se dissipent peu à peu, j’entends des bourdonnements d’abeille. Mais ce n’est pas Mélopina celle qui polinise traditionnellement les cultures de vanille….

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