Extrait du chapitre "Retour sur ma jeunesse". Ma santé se détériorait.....

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...........Le temps passait et avec ça le désenchantement s’installait confortablement chez nous. Il finissait par occuper tout l’espace en mettant dehors la plus infime trace de bonheur ou d’espoir. Le ver était dans la pomme, et la pomme finissait par pourrir complètement. Ne pouvant confier ma peine à ma famille qui ne voulait pas d’ennui je ravalais mes pleurs, et ma gorge s’en irritait à défaut de ceux qui m’avaient élevée. Quand elle était bien rouge, bien enflammée, les angines faisaient leurs apparitions bien plus souvent qu’en hiver. Angines de printemps, angines d’été, angines d’automne, angines d’hiver ; c’était les quatre saisons jouées sur un air lugubre ; une dernière symphonie. Les traitements aux antibiotiques s’avérant de plus en plus inefficaces, me laissaient terrassée dans mon lit, et la fièvre ne s’avouait jamais vaincue. Je ne travaillais encore pas à l’époque et je confiais mon fils à une voisine, car je n’avais pas la force de m’en occuper. Mon médecin qui diagnostiquait des angines chroniques, n’avait de cesse de me traiter aux antibiotiques ! Et ma santé se détériorait au point de ne plus pouvoir tenir debout, et de ne marcher qu’avec de grandes difficultés.

J’avais finalement consulté une femme médecin sur Paris qui m’avait ordonné des analyses de sang complètes. Diagnostique : anémie. Manque de fer, de magnésium, de vitamines, de sels minéraux. Au bout d’un an de traitement, elle m’avait presque remise sur pied et la vie avait repris son cours. Mes angines étaient toujours là, mais elles étaient moins agressives ; j’arrivais à travailler et à m’occuper de ma famille.

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