La SEMIOLOGIE INTESTINALE. Suite avec "la Rectocolite Hémorragique (RCH)"

Publié le par CYMONE

Bonjour

 

Vendredi 2 décembre je vous disais que j’avais découvert sur le NET, un site riche d’informations concernant nos intestins, leurs symptômes et leurs signes cliniques traduisant des lésions ou des troubles.

 

J’ai déjà abordé les diarrhées, la constipation, les explorations endoscopiques et les explorations radiologiques, les Troubles Fonctionnels Intestinaux. Aujourd’hui j’aborde les MICI (Maladie Inflammatoires Chronique Intestinale) et la Rectocolite Hémorragique (RCH)

 

Attention, et je le précise à nouveau, le document de la faculté de médecine de Lyon est une étude. Il ne faut donc pas en tirer des conclusions trop hâtives sur vos symptômes ; cependant il peut vous aider à mieux les comprendre et à mieux collaborer avec votre médecin.

 

Donc ne perdez pas de temps, soyez un patient expert.

 

Mais revenons à nos moutons.

C'est-à-dire à la SEMIOLOGIE INTESTINALE étudiée par le Dr Pascal Sève et le professeur Christiane Broussolle.

 

Vous pouvez consulter directement le diaporama que la faculté de Lyon a mis en ligne en cliquant sur ce lien : http://lyon-sud.univ-lyon1.fr/servlet/com.univ.collaboratif.utils.LectureFichiergw?ID_FICHIER=1320402911107

 

Merci à la faculté de médecine de Lyon-Sud, de nous informer avec autant de précisions.

 

Mes commentaires commencent par ©

 

Mieux avisé, mieux informé, vous avancerez avec votre médecin dans la bonne direction et pourquoi pas vers la guérison. Enfin c’est ce que je vous souhaite.

 

Cordialement

Cymone

 

En résumé, vous trouverez donc :

Page 18: les MICI (Maladie Inflammatoires Cryptogénétique Intestinale).

La Rectocolite hémorragique (RCH)

  • Définition : affection inflammatoire de la muqueuse (de cause inconnue*) Atteint le rectum et s’étend de manière continue plus ou moins haut vers le caecum, respectant le grêle. Evolue par poussées.
  • [INCIDENCE sur la population en France (**)]
  • Pathogénie : Inflammation muqueuse médiée par une activation de l’immunité cellulaire et humorale avec augmentation de la production de cytokines. Facteurs environnementaux. Facteurs génétiques (RCH familiales)

© (De cause inconnue*) Le document de la faculté de médecine de Lyon-sud datant de 2007, et la recherche scientifique ne cessant d’avancer ; on peut dire aujourd’hui que des causes commencent à être reconnues. Voir mon article du 23/11/2016 « Les maladies chroniques intestinales. MICI (Crohn et recto-colite hémorragique) des solutions. Des guérisons ? »

INCIDENCE sur la population en France (**) Le nombre de malades recensés est souvent différent d’un site internet à un autre. Ceci s’explique de différentes façons, mais c’est essentiellement dû aux années de référence.

Pages 19 à 21: Rectocolite hémorragique

  • Signes cliniques : les poussées, d’intensité minime, moyenne ou sévère. Les selles peuvent être accompagnées de glaires, de sang, de pus. Le nombre de selles par jour est plus ou moins important. Craintes d’amaigrissement, de déshydratation, dénutrition, fièvre, anémie, hypo albuminémie.
  • Examens médicaux
  • Signes extra-digestifs : douleurs aux articulations, aux yeux. Réactions au niveau de la peau, des muqueuses, de la bouche. Atteinte hépatobiliaire.
  • Examens complémentaires :

Rectosigmoïdoscopie.

Colonoscopie (ou coloscopie) : cet examen complet du colon précisant en outre l’extension d’éventuelles lésions, d’érythèmes, etc. Des biopsies peuvent être effectuées.

  • Complications : ce peut être, un mégacôlon toxique, une perforation, une hémorragie, etc.
  • Evolution : par poussées entrecoupées de période de rémission. Ou évolution d’un seul tenant sans rémissions

© Comme il est difficile de se faire sa propre opinion, et que l’on risque de s’affoler facilement, je vous conseille de visiter aussi les sites ci-après :

Et éventuellement de consulter ses médecins, comme vous pourriez consulter des praticiens, hôpitaux et cliniques proches de chez vous.

Leur site est très bien fait, car sur la page d’accueil, on trouve les grands titres et notamment les pathologies diverses, dont :

Crohn : « Parmi les Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin, classiquement seule la maladie de Crohn peut atteindre l’intestin grêle. A l’inverse de la RectoColite Hémorragique »

Sang dans les selles : « Il peut s’agir bien sûr d’une véritable hémorragie, répétée, justifiant une prise en charge médicale urgente, et l’hospitalisation.

Le plus souvent cela est banal, témoignant, d’un saignement hémorroïdaire ; il s’agit alors de quelques gouttes de sang rouge clair, sur les bords de la cuvette, et/ou sur le papier à l’essuyage, s’accompagnant de douleurs anales lors d’un épisode de constipation.

Il peut être plus inquiétant d’emblée, s’accompagnant de violentes douleurs abdominales, de diarrhée ou de modification de la forme ou de la consistance des selles, parfois de fièvre. Le saignement est alors plus abondant, plus foncé, et s’associe à l’émission de glaires.

Il traduit une inflammation de la muqueuse intestinale et généralement recto-colique, qu’elle soit infectieuse ou parasitaire (amibes), inflammatoire chronique (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, diverticulite…), vasculaire (colite ischémique), toxique (anti-inflammatoire, anticoagulant, ou antibiotiques), ou tumorale. Le contexte oriente généralement votre médecin.

Enfin le saignement peut être très minime, intermittent, voire à la limite de la visibilité, se résumant à quelques traces de sang sur la matière, sans aucun autre signe d’accompagnement. Il peut s’agir alors du premier signe d’une tumeur qu’elle soit bénigne ou déjà dégénérée. »

MICI :

Définition.

Symptômes.

Symptômes extra-digestifs : « douleurs articulaires, aphtes dans la bouche, œil rouge et douloureux, douleurs et indurations de la peau (souvent au niveau des jambes) »

 

Elle donne des informations complémentaires, dont voici quelques extraits :

«…

Objectifs pédagogiques :

  • Colite aiguë inaugurale comment distinguer : MICI à début aigu/colite infectieuse/colite ischémique.
  • Savoir distinguer une MC d’une Tuberculose intestinale isolée : ­éléments du diagnostic différentiel, apport des tests sérologiques de la tuberculose (Quantiferon) et de la PCR
  • Poussée aiguë de MICI colique : comment identifier une surinfection en particulier à CMV ou à C.Difficile ?

INTRODUCTION :

Le diagnostic de maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI) est d’une actualité intemporelle. Aujourd’hui comme hier, le praticien est confronté à des diagnostics incertains ou difficiles… Le diagnostic ­initial de MICI intègre donc un petit coefficient d’incertitude. De plus, une diarrhée, des douleurs abdominales, de la fièvre chez un patient atteint de MICI ne sont pas synonymes de poussée de la maladie et peuvent révéler une infection, une complication iatrogène ou néoplasique. Le diagnostic de MICI est donc problématique. Il peut être décliné en trois situations : la poussée inaugurale de MICI colique, de MC iléale ou iléocolique et la ­poussée d’une MICI connue…

Agents infectieux à l’origine de colites :

Bactéries : Salmonella, Clostridium difficile, Campylobacter jejuni, Shigella, Klebsiella oxytoca, E. Coli (EHEC et EIEC),Yersinia Enterocolitica, BK

Virus : CMV, Herpès, Adénovirus

Parasites : Entamoeba histolytica histolytica, Ballantidium Coli, Strongyloïdes stercoralis, Schistosoma

Levures : Histoplasma, Candida, Aspergillus

…Les colites aux AINS (Anti-Inflammatoires Non Stéroïdiens) :

Les Anti-Inflammatoires Non Stéroïdiens sont la deuxième cause de colite médicamenteuse après les antibiotiques. Les molécules les plus fréquemment incriminées sont l’ibuprofène, l’indométacine et le naproxène. Les lésions coliques induites par les AINS sont variables : colites aiguës de novo, colites à éosinophiles, colites ischémiques, colites microscopiques ou diverticulose colique compliquée...

La colite chronique diverticulaire :

Il s’agit d’une colite chronique associée à une diverticulose. Elle est limitée au sigmoïde et au côlon gauche. La colite segmentaire diverticulaire est à l’origine d’une diarrhée, de rectorragies et de douleurs abdominales évoluant par poussées.

… »

 

© Voilà, je crois avoir à peu près balayé l’essentiel concernant les RCH. Quant aux pages 22 à 29 du diaporama de la faculté de médecine de Lyon-sud, elles sont essentiellement consacrées à la maladie de Crohn.

Pour mieux comprendre, je vous propose de consulter tous ces sites attentivement, car je ne vous ai cité que les grands titres et quelques extraits.

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