MICI. RECTOCOLITE HEMORRAGIQUE. « L’appendice servirait à éduquer le système immunitaire en faveur d’un meilleur contrôle de l’inflammation. »

Publié le par CYMONE

MICI. RECTOCOLITE HEMORRAGIQUE. « L’appendice servirait à éduquer le système immunitaire en faveur d’un meilleur contrôle de l’inflammation. »

 

Bonjour

La recherche médicale avance à grands pas, certes, mais parfois elle recule ! (1) Et c’est une chance qu’elle nous en informe.

Ce peut être un pas en avant, deux pas en arrière !

Elle se trompait certainement, lorsqu’elle supposait que certains organes, comme l’appendice, (2) n’avaient pas leur utilité et qu’une simple ablation de l’organe en question ne pouvait apporter que du confort, de la guérison, ou de la prévention sur la rectocolite hémorragique (MICI).

C’était bien présomptueux en regard des récentes découvertes faites par l’INSERM et autres scientifiques.

En effet la prévention (prophylaxie) de cette maladie chronique, son développement, sa propagation, son aggravation, que l’on croyait enrayer d’un simple coup de bistouri, ne se feraient pas sans risques. Les conséquences seraient encore plus graves que la maladie elle-même puisqu’il s’agirait du développement éventuel du cancer du côlon ! Et vous verrez dans l’article de SANTE NATURE INNOVATION que les cancers et les inflammations peuvent parfois être liées.

Merci à l’INSERM de nous alerter. Cet article a une importance capitale. Merci de le faire connaitre autour de vous, vous pourrez peut-être sauver des vies, même si ceux qui sont atteints de rectocolite hémorragique, voient par cette opération chirurgicale, leurs espoirs de guérison s’amoindrir. Il y a (et/ou aura) d’autres solutions moins dangereuses.

Et si notre système immunitaire est en lien étroit avec cet appendice, nous avons tout intérêt à le protéger.

Quand à l’appendicite, les antibiotiques traiteraient souvent cette inflammation.

Par ailleurs la diverticulite sigmoïdienne serait aujourd’hui traitée par antibiotiques, alors qu’auparavant il fallait opérer. La chirurgienne Corine Vons n’hésite pas à faire le parallèle entre l’appendicite et la diverticulite sigmoïdienne.

Comme quoi il y a beaucoup à réfléchir avant d’accepter une opération qui parait banale, mais ne l’est pas vraiment !

 

Bonne lecture et surtout beaucoup de prudence.

Cymone

 

Les commentaires de l’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) commencent par (I), les miens commencent par ©

 

(1)  Voir l’article déposé sur le site MYVICTORIES http://blog.myvictories.me Groupe MICI post du 27 septembre

(2)  L'appendice vermiculaire ou appendice iléo-cæcal (qui est appelé improprement appendice), est une invagination en doigt de gant, de la partie débutante du gros intestin (cæcum), située à droite de l'abdomen. L'appendicite est l'inflammation de l'appendice vermiculaire. Vulgaris Médical

(I)

Rectocolite hémorragique, une appendicectomie peut démultiplier le risque de cancer du côlon

Inserm

inserm.fr |

20 septembre 2016

Une appendicectomie réalisée en cas d’appendicite protège de la rectocolite hémorragique. Mais quand elle est pratiquée en l’absence d’appendicite, elle exposerait les personnes atteintes par cette maladie inflammatoire chronique de l’intestin à un risque majeur de cancer du côlon. C’est ce que suggèrent les travaux d’une équipe Inserm qui alerte sur les risques de cette chirurgie "préventive".

 

Voir le site : http://sante-medecine.journaldesfemmes.com/contents/241-appendicite-symptomes-diagnostic-et-traitement

… L'appendicite est une inflammation de l'appendice. Il s'agit d'une maladie rare, notamment avant 5 ans, et exceptionnelle avant 3 ans. La plupart du temps le diagnostic de l'appendicite est relativement difficile à réaliser. Les causes exactes de l'appendicite sont encore floues. Il semblerait qu'elle soit liée à des matières fécales accumulées au niveau de l'appendice provoquant une inflammation, voire une infection avec présence de pus.

 

 

 

Voir le site :

 http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/11159-Appendicite-la-piste-d-un-traitement-par-antibiotiques

Appendicite : le traitement par antibiotiques fait ses preuves

La France a pratiqué plus de 80 000 appendicectomies en 2013. Les formes simples pourraient être traitées par antibiotiques, selon une étude. Mais le taux de récidive reste élevé (25 %).

Rosenthal Tom/SUPERSTOCK/SIPA

Publié le

Avec 80 000 interventions en 2013, la France pratiquerait-elle trop d’appendicectomies ? Cette technique est la référence dans le traitement de l’appendicite aiguë, mais pas la seule option valable. Une équipe finlandaise a évalué l’intérêt d’un traitement par antibiotiques dans les cas les plus simples. Ils ont fixé le critère d’efficacité à 24 % d’échecs. Les résultats, publiés dans le JAMA, n’atteignent pas ce seuil. Ils devraient malgré tout encourager à lancer d’autres études.

« Envisager l’abandon de l’appendicectomie »

… ce qui motive les chercheurs à appeler de leurs vœux d’autres études sur le sujet. C’est également ce que soulignent les Dr Edward Livingston (Rédacteur en chef adjoint du JAMA) et Corinne Vons (Chirurgienne à l’hôpital Jean-Verdier de Bondy, Seine-Saint-Denis) dans un éditorial associé à l’étude. « Il est temps d’envisager l’abandon de l’appendicectomie en routine chez des patients atteints de formes simples, tranchent-ils. L’opération a été utile aux patients pendant plus de 100 ans. Grâce au développement d’outils de diagnostic plus précis, comme le CT scan, et d’antibiotiques à large spectre, l’appendicectomie pourrait ne plus être nécessaire pour les formes simples, c’est-à-dire la majorité des cas d’appendicite aiguë. »

Mais avant d’administrer des antibiotiques, il faut bien définir les critères. …

Pour trier les patients, explique-t-elle, « il faut faire des scanners pour prouver qu’il y a une appendicite et qu’elle n’est pas compliquée…
Cette spécialiste n’hésite d’ailleurs pas à établir un parallèle avec la diverticulite sigmoïdienne, autrefois traitée par chirurgie et aujourd’hui par antibiotiques.

 

(I)

Difficile de démêler les relations entre rectocolite hémorragique - une maladie inflammatoire chronique du rectum ou du côlon -, cancer colique et appendicectomie… Il aurait donc été plutôt logique que l’appendicectomie réduise ce même risque de cancer. Pourtant, de récents travaux de chercheurs français suggèrent qu’une appendicectomie, lorsqu’elle est réalisée en l’absence d’appendicite, augmenterait d’environ 17 fois le risque du cancer du côlon chez les patients atteints de rectocolite hémorragique. Ce qui en ferait le facteur de risque le plus important pour ce cancer !

Le rôle bénéfique de l’appendicite !

Les chercheurs ont eu la désagréable surprise de découvrir cet effet inattendu et potentiellement désastreux en tentant d’évaluer l’impact de cette opération chez des souris développant spontanément une rectocolite hémorragique. Ils ont procédé à une appendicectomie précoce chez ces animaux après avoir induit une inflammation de l’appendice (appendicite) chez certains d’entre eux, ou sans appendicite préalable chez d’autres. Alors que les premiers étaient par la suite totalement protégés de la rectocolite hémorragique, les seconds ont présenté des symptômes de la maladie (une rectocolite hémorragique).Mais en outre, 70% d’entre eux ont développé un cancer du côlon quatre à cinq semaines après l’intervention.

© Si je résume correctement, après opération (ou appendicectomie) :

-          Sur un individu Lambda ayant l’appendicite, celui-ci serait par la suite, protégé de la rectocolite hémorragique.

-          Sur un individu Beta n’ayant pas d’appendicite, celui-ci développerait par la suite, des symptômes de la rectocolite hémorragique.

-          Cependant 70% des individus Lambda et Beta développeraient rapidement un cancer du côlon quelques temps après l’intervention.

-          Ce qui veut dire que l’appendice est un organe protecteur contre les inflammations et le cancer du côlon. Il est préférable de ne pas le faire enlever, car il jouerait un rôle très important sur notre santé.

-          Ce qui voudrait dire aussi, qu’inflammations et cancers peuvent dans certains cas être liés.

(I)

Cet effet carcinogène rapide et totalement inattendu a incité les auteurs à rechercher ce risque chez l’homme, en associant deux centres hospitaliers : l’hôpital Beaujon (Clichy) et l’hôpital de Pontchaillou (Rennes). Les dossiers de 232 patients atteints de rectocolite hémorragique ont été analysés. Parmi eux, 15 avaient subi une appendicectomie au cours de leur vie, très probablement sans appendicite préalable puisque celle-ci les aurait protégés de la rectocolite hémorragique (sans que les raisons en soient bien connues). Parmi ces 15 patients, 5 avaient développé un cancer du côlon (33%) et 4 présentaient une dysplasie de haut grade, c’est à dire un état pré-cancéreux (27%). …

© Si je comprends bien : si ce n’est pas vital, il vaudrait mieux éviter l’opération (ou appendicectomie) pour ne pas prendre le risque éventuel de développer plus tard un cancer du colon.

Conclusion : l’appendicectomie n’est pas la solution à la rectocolite hémorragique, car si elle peut protéger de cette maladie (qui est rarement mortelle), elle favorise le développement d’un cancer (qui est souvent mortel). Le remède est donc pire que le mal !

(I)

read:http://www.inserm.fr/actualites/rubriques/actualites-recherche/rectocolite-hemorragique-une-appendicectomie-peut-demultiplier-le-risque-de-cancer-du-colon

Attention à l’appendicectomie prophylactique

Cette découverte incite à la prudence et pourrait remettre en cause certaines pratiques. D’une part, celle de l’appendicectomie pratiquée sans appendicite, pour soulager les symptômes de patients atteints de rectocolite hémorragique. … D’autre part, alors que cette opération est de plus en plus souvent réalisée à titre préventif chez les enfants, à l’occasion d’une opération à ventre ouvert, il paraît nécessaire de s’interroger sur la pertinence de cette pratique à long terme.

"La communauté scientifique a longtemps considéré que l’appendice ne servait à rien, et de fait, personne ne s’y intéresse. La réalité est que personne ne connaît le rôle de ce petit segment de l’intestin. Il se pourrait qu’il joue un rôle dans l’immunité et héberge certaines cellules spécialisées. L’inflammation générée lors de l’appendicite servirait à éduquer le système immunitaire en faveur d’un meilleur contrôle de l’inflammation, d’où l’effet protecteur contre la rectocolite hémorragique et peut-être contre le cancer. Supprimer l’appendice en l’absence d’inflammation priverait le côlon d’une partie de ses défenses anti-inflammatoires, et favoriserait un processus de cancérisation en partie lié à l’emballement de l’inflammation. Tout cela reste à prouver et à clarifier, y compris le rôle de l’appendice dans la survenue du cancer du côlon en l’absence de rectocolite hémorragique", conclut Eric Ogier-Denis.

© Notre corps est la machine la plus sophistiquée, et la plus élaborée qu’il soit. Tous ses organes, sans exception(*), jouent un rôle (ou des rôles) bien défini ; ils ne peuvent être dissociés les uns des autres sans provoquer (un jour ou l’autre) des perturbations plus ou moins graves. Tous ont leur utilité et ensemble ils fonctionnent en bonne harmonie. Supprimer l’un d’eux, et cette merveilleuse machine s’enraye.

(*) Prétendre qu’un organe, comme l’appendice en l’occurrence, n’a pas son utilité, était une supposition sans fondement réel, puisqu’on réalise enfin son utilité ! 

 (I)Note*Unité 1149 Inserm/CNRS/université Paris Diderot - Labex Inflamex, Faculté de médecine Xavier Bichat, Paris

Source Y Harnoy et coll. Prophylactic appendectomy is associated with colorectal neoplasia in ulcerative colitis. British Journal of Surgery, édition en ligne du 8 août

 

SANTE NATURE INNOVATION :

Ci-après des extraits de la newsletter de :

Sante Nature Innovation [santenutrition@sante-nature-innovation.fr]

Envoyée le vendredi 10/06/2016.

 

Cancer : l’importance de lutter contre l’inflammation
On sait depuis le XIXe siècle que tout cancer s’accompagne d’une inflammation.
Mais ce n’est que récemment qu’on a commencé à s’apercevoir que cette inflammation n’est pas la conséquence du cancer. Elle en est plutôt la cause…

L’inflammation facteur de cancer

Lorsque des tissus sont agressés et que des milliers de cellules meurent, elles émettent des substances chimiques qui vont déclencher une réaction inflammatoire.

L’inflammation comporte 4 étapes :

·         Démolition : les cellules du système immunitaire viennent d’abord détruire l’agent responsable de l’infection (microbes) grâce à des molécules agressives, dont les très puissants radicaux libres.

·         Nettoyage et évacuation des déchets : elles nettoient ensuite les cellules mortes, grâce à des enzymes et évacuent les débris dans le flux sanguin ou par le pus.

·         Pose de nouvelle tuyauteries : elles font pousser de nouveaux vaisseaux sanguins pour faire parvenir au plus vite des nutriments et des cellules de remplacement là où les tissus ont été abîmés.

·         Reconstruction : enfin, elles aspergent les cellules environnantes de produits appelés « facteurs de croissance » et qui, comme leur nom l’indique, vont stimuler la reproduction des cellules aux alentours pour remplacer les cellules mortes et permettre la cicatrisation.

C’est un service « toutes options » que nous procure notre système immunitaire.

L’inflammation est donc un phénomène hautement souhaitable, lorsqu’elle est de durée limitée, et c’est pourquoi il vaut mieux, quand c’est possible, ne pas la combattre avec des médicaments anti-inflammatoires, qui retarderaient l’avancée des travaux.

 

Le revers de la médaille

Mais il y a un revers à la médaille. Un énorme revers.
Lorsque des tissus sont agressés de façon continue, pendant une longue période, une inflammation chronique (durable) s’installe. Chacun des mécanismes de l’inflammation décrits ci-dessous, qui paraissent si merveilleux, vont se révéler redoutablement efficaces pour favoriser l’apparition et le développement de tumeurs cancéreuses :

·         Démolition :

·         Nettoyage et évacuation des déchets : les enzymes, qui faisaient si bon office pour digérer les microbes et cellules mortes, fragilisent le support …

·         Pose de nouvelles tuyauteries :

·         Reconstruction : c’est encore pire. Les facteurs de croissance accélèrent la multiplication des cellules cancéreuses.

Cette Bérézina due à l’inflammation est donc une catastrophe pour le malade.

Et encore n’ai-je pas tout mentionné, car il faut savoir aussi que l’inflammation favorise l’arrivée de macrophages au niveau de la tumeur, qui détruisent les cellules de votre système immunitaire (les lymphocytes tueurs) qui avaient précisément débarqué en urgence pour attaquer les cellules cancéreuses !!

Des cancers directement causés par l’inflammation

Ces phénomènes inflammatoires peuvent être si violents qu’ils peuvent créer des cancers de toute pièce, et pas seulement favoriser la croissance de tumeurs existantes.

C’est le cas du cancer de l’estomac, qui se développe suite à une inflammation provoquée par la présence d’une bactérie, l’helicobacter pylori, des hépatites B qui peuvent à terme virer en cancer des hépatocytes, du cancer de la prostate, provoqué par une inflammation de la prostate (prostatite).

Lutter contre l’inflammation

La lutte contre l’inflammation est donc indispensable, mais il ne faut pas faire n’importe quoi…


…).

Produits naturels contre l’inflammation

La santé naturelle offre de nombreuses solutions contre l’inflammation chronique de l’organisme.

La plus connue est le régime hypotoxique du Dr Seignalet et plus récemment l’alimentation sans lait et sans gluten, avec cuisson à basse température (vapeur douce). On évite l’inflammation de l’intestin en évitant les blés modernes mal tolérés.

On peut aussi citer des substances anti-inflammatoires naturelles comme l’harpagophytum, le saule blanc, la grande camomille et le MSM, à prendre sous forme de gélules. Un autre complément alimentaire connu est la boswellia.

Mais les aliments anti-inflammatoires peuvent aussi être ajoutés directement dans votre assiette, sous forme d’aliments ou alicaments : des épices comme le curcuma, le gingembre et le poivre noir riche en pipérine.

De nombreux naturopathes recommandent enfin le Quinton isotonique, de l’eau de mer filtrée recueillie entre 10 et 30 mètres de profondeur au large des côtes bretonnes, au centre de tourbillons que l’on appelle vortex, puis coupée avec de l’eau de source faiblement minéralisée. Elle présente ainsi de fortes ressemblances avec le plasma sanguin.

Elle peut être utilisée en injections sous-cutanées (chez le médecin), mais aussi tout simplement en absorption orale (avaler par la bouche), après l’avoir gardée sous la langue une minute.

 

Antioxydants…

… Toutefois, il a été démontré en médecine humaine comme en vétérinaire que de nombreux cancers présentent une surexpression de la Cox2 : cancers de la vessie, du côlon, du poumon, du sein, de l’estomac, du pancréas, de l’œsophage, de la peau et de la prostate.

Les médicaments anti-Cox2 pourraient donc être utiles contre le développement de ces tumeurs. Ce sont des produits banals, faciles d’emploi, mais néanmoins actuellement négligés dans les protocoles « de consensus » appliqués aux malades dans les services hospitaliers d’oncologie.

Toutefois, sachez que tout médecin généraliste est habilité et compétent pour prescrire ce type de médicaments. C’est toujours bon d’en être conscient.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

 

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