CASH-INVESTIGATION. Les PESTICIDES. Fin et dernière partie de mon compte-rendu

Publié le par CYMONE

Bonjour

Le 1er mars, je vous avais promis de vous livrer la fin de mon compte-rendu, ce sera chose faite aujourd’hui.

Dans cette dernière partie, nous verrons que CASH-INVESTIGATION n’hésite pas à sortir de l’hexagone pour continuer son enquête en Hawaii.

En interviewant tous les acteurs de cette pollution chimique l’équipe de CASH-INVESTIGATION soutient la population en colère contre les pollueurs. Leur colère est amplement justifiée quand on voit tous les scandales sanitaires dont la population est victime.

Et si on avance un peu dans la protection des personnes, on constate comme presque toujours que le bisness reste encore le grand gagnant dans cette sordide affaire!

Alors que faire ?

Continuer de se battre pour faire avancer à pas de fourmi, mais avancer quand même, nos intérêts question santé ?

Consommer du bio au maximum, afin que les agriculteurs partisans de l’agriculture intensive mais polluante, se tournent vers le « raisonné » et plus tard vers le bio, c'est-à-dire vers l’excellence ?

On dit que le « bio » n’est pas forcément moins productif que le « non-bio » mais qu’il s’agit d’autres méthodes de travail. On dit qu’il faut revoir l’agriculture dans son ensemble.

La permaculture ferait des miracles, puisqu’elle est à la fois 100% biologique, abondante, à faible consommation d'énergie et à haut rendement.

Ainsi on diminuerait l’utilisation des pesticides et les épandages qui nous empoisonnent tous, ne seraient plus qu’un mauvais souvenir. Certes, ils resteraient encore longtemps dans les sols avant de disparaître totalement, mais on irait fatalement vers une meilleure hygiène de vie, et on utiliserait moins de médicaments pour se soigner.

En fait, on éradiquerait certaines pathologies, certains cancers, et autres maladies chroniques.

Bonne lecture et bons commentaires

Cymone

PS : Prochainement je mettrai un article concernant la Permaculture (*P) et un article concernant les Risques (*R) détaillés des pesticides pour les professionnels, les riverains et les consommateurs.…Lire la suite sur : http://colopathie-fonctionnelle-sii.blogspot.com Quand le blog s’ouvre, aller dans RECHERCHE. Ecrire une partie du titre, ou simplement la date. Cliquer sur l’article que vous recherchiez.

CASH-INVESTIGATION se rend à Hawaii

où l’industrie chimique l’a emporté au péril des enfants.

Kaoli : DOW, DUPONT, SYNGENTA, BASF, tous les industriels sont là ! MONSANTO est situé sur l’ile voisine. C’est le plus grand laboratoire à ciel ouvert d’OGM au monde. C’est 6 000 hectares d’expérimentation.

Chez DUPONT, voire le document, (photo : DSC_1455). C’est 7 épandages par jour, plus de 2 500 par an. Ce sont des nuages de terre rouge tournoyant jusqu’aux maisons. Les médecins de l’ile lancent l’alerte ; 50 ont signalé des malformations aux naissances.

Le Dr Surachat CHATKUPT travaille ici depuis 11 ans, c'est-à-dire depuis 2005.

Diagnostic : 10 fois plus de malformations que la moyenne nationale. Les épidémiologistes devraient s’inquiéter de ces anomalies.

CASH-INVESTIGATION : la gastroschisis, ce sont des bébés qui naissent avec leurs intestins en dehors du ventre. Ce qui nécessite une opération compliquée qui ne peut se faire sur l’ile. (4 cas en 2015).

La population manifeste et réclame une loi (voire photo) : DSC_1456

-1 le nom des pesticides utilisés

-2 Les quantités déversées

-3 La création d’une zone tampon entre les champs expérimentaux et les habitations, les écoles, les hôpitaux.

Les malformations sont :

- Pas de canaux auditifs

- Des becs de lièvre

Les problèmes de santé sont :

- De l’asthme

- Des allergies

- Des éruptions cutanées

- Des anomalies cérébrales

- Des troubles hormonaux

- Des fausses-couches plus fréquentes

La population demande d’arrêter ces empoisonnements.

Réponses des industriels : nous ne pensons pas que les preuves que vous avez accumulées, prouvent que nous faisons du mal.

Gary HOOSER (élu local du comité de KAUAI) conteste et s’inquiète de la réponse du représentant des firmes industrielles.

MONSANTO et les autres, demandent à la population de « voter NON car cette loi détruira des centaines d’emplois » (voir photo : DSC_1457)

L’industrie des pesticides dépense près de 8 millions dans la bagarre les opposant à la population.

Les citoyens ne dépensent que 82 807, 21 dollars.

Après des mois d’affrontement la loi est enfin adoptée.

Puis les firmes industrielles portent plainte contre cette loi !

Pourquoi ?

Seul SYNGENTA nous (CASH-INVESTIGATION ) reçoit quelques minutes, en refusant quand même d’être filmé.

SYNGENTA :

- si on donne l’implantation de nos sites (champs d’expérimentations) ils risquent d’être détruits par la population.

- Donner les quantités (de pesticides utilisés) ce serait trop de lourdeurs administratives, surtout pour les petits fermiers.

CASH-INVESTIGATION : en vérité, seules les grandes fermes sont concernées, pas les petits fermiers !

Avec un collier de fleurs, nous (CASH-INVESTIGATION ) nous rendons au palais de justice. 2 heures après, les juges donnent raison aux multinationales et invalident la loi !

Les habitants de l’ile, qui soutenaient la loi, accusent le coup en disant « c’est comme si on nous avait dit : vous ne comptez pas !».

Les multinationales imposent leur système.

C’est l’industrie de la chimie qui l’emporte !

Elise Lucet : C’est bizness contre démocratie !

Jean-Charles BOCQUET directeur général d’Européan Crop Production Association (ECPA) : Non ! Nous sommes dans le progrès !

Elise Lucet : vous représentez les industriels, et ça intéresse tout le monde, pas seulement les gens d’Hawaï, mais aussi les français !

Quelle est votre position là-dessus ?

Jean-Charles BOCQUET: La société en général, française, européenne, ne veut plus voir des pulvérisateurs passer vers les écoles.

Elise LUCET : Une zone tampon serait acceptable pour vous ? Etes-vous prêt à l’accepter partout ? C’est quoi votre position ?

Jean-Charles BOCQUET: La protection, ce n’est pas pour demain !

Sur 50 produits dangereux de BAYER, 6 ont été retirés du marché français, et le CHLORPYRIFOS sera interdit prochainement aux Etats-Unis et en France.

Des murs et des filets commencent à être installés au droit des écoles proches des épandages.

CASH-INVESTIGATION : Maigre protection, mais peut-être un début de conscience collective.

En France les industriels vendent encore 1868 produits dangereux pour la santé.

L’industrie des pesticides, c’est quand même 12 millions 328 € de chiffre d’affaire dans le monde.

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