CASH-INVESTIGATION. Les PESTICIDES. 2ème partie

Publié le par CYMONE

Bonjour

Samedi 27 février, j’ai mis sur mon blog la première partie de mon compte-rendu.

Aujourd’hui je mets la 2ème partie, c'est à dire l'avant-dernière partie de mon compte-rendu personnel.

L’équipe de CASH-INVESTIGATION, dirigée par Elise Lucet, met carrément les pieds dans le plat, en s’adressant directement à nos parlementaires français, ceux qui seraient censés défendre nos intérêts et surtout notre santé.

Apparemment, c’est tout sauf ça! et il semble qu’ils ne mettraient pas beaucoup d’eau dans leur vin !

CASH-INVESTIGATION semblerait aboutir à des évidences, lorsque leurs recherches sur des causes de l’autisme, rejoindraient directement les pesticides ! Les scientifiques se posent des questions, mais les industriels n’ont que des réponses évasives ! « L’industrie protège ses profits, ses investisseurs, ses actionnaires ! La santé publique n’est pas la priorité des industriels ! »

Notre grand ministre de l’agriculture, Stéphane LEFOLL, est un peu dans ses petits souliers. Il est embarrassé par les questions qu’on lui pose, mais ses réponses et ses engagements semblent sincères.

Bonne lecture et bons commentaires

Cymone

RETOUR EN France DANS L’Eure et Loire à MORHIER

Ici, ça fait 15 ans que la molécule dépasse les normes dans l’eau du robinet !

DINER-DEBAT ENTRE SYNGENTA ET DES PARLEMENTAIRES FRANÇAIS :

Elise Lucet tend une carafe d’eau aux invités(*) ; elle leur propose de boire de cette eau, en précisant bien qu’elle contient de l’ATRAZINE !

(*) SYNGENTA, ministère de l’agriculture et députés, comme Serge BARDY (PS) du Maine et Loire, ou Hervé PELLOIS (SRC) du Morbihan, le sénateur Gérard BAILLY (LR) du Jura, Jackie PIERRE (LR) des Vosges, Michel RAISON (LR) des Haute-Saône, René6Paul SAVARY (LR) de la Marne, et Denis TARDY le président de SYNGENTA France.

Denis TARDY boit un peu de l’eau de la carafe, et précise qu’il n’en reconnait pas vraiment le danger ! Il rajoute que les normes de sécurité sont respectées par les firmes commercialisant cette eau.

Puis soudain il s’énerve, et on demande à Elise Lucet de se présenter, car visiblement, elle dérange !

C’est au moins 422 000 français qui sont concernés par la pollution à l’ATRAZINE. (Voire photos DSC_1425 et 1426)

Elise Lucet : SYNGENTA devrait payer la facture de dépollution ! Entre 260 et 300 millions par an. Une belle ardoise !

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AUTISME EN PLEINE EXPLOSION.

Le nombre augmente-t-il vraiment ?

CASH-INVESTIGATION interview Florent CHAPEL du collectif « AUTISME » regroupant 80 000 familles en France.

Florent CHAPEL : oui, le nombre augmente ; car le téléphone ne cesse pas de sonner. Voire photo : DSC_1447) Les courbes montent de façon exponentielle. Aux Etats-Unis on est passé de 1% à 1/68. (Voire photos DSC_1448, 1449 et 1450) En France, le nombre d’enfants avec troubles d’autisme a bondi de 120%.

CASH-INVESTIGATION enquête à Bruxelles où le problème est dû à l’environnement chimique et à un insecticide en particulier. L’ENDOCRINE SOCIETY, une organisation regroupant 17 000 scientifiques du monde entier, dont Philippe GRANJEAN. Leur expérience sur l’animal est concluante, malheureusement !

Philippe GRANJEAN : 12 produits chimiques ont un impact négatif sur le développement des enfants. Les pesticides, comme le CHLORPYRIFOS, contiennent du plomb, du mercure, du PCB (Polychlorobiphényles non dioxin--like, PCB—NDL) etc. provoquent la mort des insectes.

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CASH-INVESTIGATION enquête aux Etats-Unis, en Californie, dans le conté de Tula où les agrumes sont soumis à des épandages de CHLORPYRIFOS. Ici, en 10 ans, le nombre d’enfants autistes a été multiplié par 6 !

N’oublions pas qu’AUTISME = HYPERACTIVITE = MEDICAMENTS.

Le prélèvement de cheveux est révélateur au niveau du CHLORPYRIFOS : 5,5 grammes chez Kennedy, et ça va jusqu’à 31,94 grammes chez un des autres enfants.

Nathan est un autiste sévère ; sa mère avait respiré cet air pollué pendant sa grossesse. En Californie, on dénombre 1 000 enfants autistes !

CASH-INVESTIGATION interview Irva HERTZ-PICCIOTTO (épidémiologiste et santé-environnement). Il superpose la carte des épandages et celle des enfants autistes (**). Conclusions, ce sont dans les zones voisines des épandages, (jusqu’à 3 km à la ronde) que l’on trouve le plus grand nombre d’autistes. Le CHLORPYRIFOS est le pesticide qui augmente le nombre de malades. Une future-mère a 3 fois plus de chance d’avoir un enfant autiste dans ces zones-là.

(**) Leurs mères étaient enceintes d’eux au moment où la carte a été établie.

Cependant les industriels contestent !

Et d’ailleurs DOW AGROSCIENCE en est le premier producteur à contester le rapprochement de ses produits avec l’autisme. Ils mentent sur les études dérangeantes. Ils avaient déjà réagi comme cela avec la nocivité de la cigarette. Pour les pesticides, c’est sans doute pareil ! L’industrie protège ses profits, ses investisseurs, ses actionnaires ! La santé publique n’est pas la priorité des industriels ! DOW est le 2eme producteur de produits chimiques au monde. Producteur de l’« AGENT ORANGE » désherbant très toxique épandu au-dessus des forêts vietnamiennes pendant la guerre, il est responsable de nombreuses maladies et malformations de naissance.

Au même moment DOW met au point sont insecticide vedette, Le CHLORPYRIFOS.

Le CHLORPYRIFOS est accusé, le pesticide est interdit aux Etats-Unis et en France, dès 1955 en usage domestique, mais reste massivement utilisé en agriculture. 749 tonnes /an de produits à base de CHLORPYRIFOS sont vendus en France. Le premier vendeur est DOW !

ETATS-UNIS, 6 mois plus tard.

DOW envoie un message (voir photo : DSC_1451).

DOW nous renvoie à Bruxelles vers le lobby européen des pesticides, à Européan Crop Production

Elise LUCET : on retrouve le CHLORPYRIFOS dans toutes les mèches de cheveux des enfants.

Jean-Charles BOCQUET directeur général d’Européan Crop Production Association (ECPA) : on ne peut certifier qu’il n’y a pas de risque, mais pour moi il n’y en n’a pas. Il ne faut pas paniquer !

Elise Lucet : sur 27 études, 26 prouvent que le CHLORPYRIFOS a un impact négatif sur le développement cérébral des enfants. On constate un déficit de l’attention et des tests de QI plus faibles.

Jean-Charles BOCQUET : ce serait préoccupant, mais ça dépend de la taille de l’échantillon de cheveux, et du nombre d’enfants comparés et étudiés. J’imagine qu’il y a d’autres raisons que le CHLORPYRIFOS !

CASH-INVESTIGATION : si les scientifiques sèment le doute sur ces produits avec leurs études, les industriels sèment le doute sur ces études qui les dérangent !

Jean-Charles BOCQUET : impossible d’établir une corrélation entre ces études et les enfants autistes. Si les conditions d’emploi sont conformes à l’utilisation, on ne peut pas trouver de liens de cause à effet !

CASH-INVESTIGATION : Résumons, les scientifiques s’alarment, les industriels nient !

Qu’en pensent nos dirigeants ? Notre ministre de l’agriculture Stéphane LEFOLL ?

CASH-INVESTIGATION déroule une immense carte de France des pesticides dangereux vendus par département depuis 2008 (VOIR PHOTO DSC_1452). Plus les couleurs sont foncées, plus les départements sont exposés. 94 sont classés dangereux.

Stéphane LEFOLL : c’est un besoin de protéger les productions des agriculteurs.

Elise Lucet : pourquoi cette carte n’est pas accessible au grand public ?

Stéphane LEFOLL : les français ont accès à l’information.

Elise Lucet : non ! Cette carte, c’est CASH-INVESTIGATION, qui l’a réalisée en 4 mois !

Stéphane LEFOLL : si vous doutez, sachez que je suis pour la transparence.

Elise Lucet : donc vous vous engagez là-dessus ?

Stéphane LEFOLL : bien-sûr. Et il ne faut pas faire prendre de risques aux populations. Il faut respecter les règles. En 2025 ce sera moins 50% de pesticides en règle générale.

Elise Lucet : pourtant la courbe (voir photo DSC_1453) de vente des pesticides dangereux prouve que depuis 2011 les pesticides augmentent ! De 94 million de KG de pesticides dangereux en 2011, on est passé à 100 millions de KG en 2013. Donc ça continue à augmenter !

Stéphane LEFOLL : mon objectif, réduire la vente de ces produits (la diminuer de 20% d’ici 5 ans), et trouver des alternatives à ces produits. Si les industriels ne respectent pas cette demande, il y aura des sanctions financières. (Voir photo : DSC_1454)

Elise Lucet : parlons du CHLORPYRIFOS qui a un impact sur le développement du cerveau des enfants. Il serait responsable de l’autisme chez certains enfants.

Stéphane LEFOLL : normes européennes pour 2016, le CHLORPYRIFOS sera réduit ou arrêté.

Elise Lucet : Dans 10 ans cette carte aura changé ?

Stéphane LEFOLL : bien-sûr ; c’est certain.

CASH-INVESTIGATION : nous suivrons ces engagements avec attention.

Fin 2ème partie

Suite N° 3, très prochainement

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