Nouveau livre "COLOPATHIE: c'est psychosomatique". Préface du docteur Danielle FAURE-IMBERT

Publié le par CYMONE

Danielle Faure-Imbert Présidente de ThermAuvergne
Danielle Faure-Imbert Présidente de ThermAuvergne

~~Préface du docteur Danielle FAURE-IMBERT

Notre rencontre ? Autour d’un point commun, le S.I.I. Cymone, parce qu’elle en souffre, moi parce que je dépense une grande partie de mon temps et mon énergie pour faire connaître un des traitements, certes non radical, mais efficace, dans cette maladie. Une maladie qui ne tue pas mais qui désespère. Qui désespère, parce qu’elle pourrit le quotidien, gâche les plaisirs de la vie, perturbe la vie familiale, démolit le moral et fait barrage à l’espoir.

Qui désespère parce que le diagnostic n’est pas toujours rapidement fait, parce que les patients ne se sentent pas toujours pris au sérieux ou reconnus, parce qu’ils se sentent offensés et abandonnés, particulièrement lorsqu’ils entendent « C’est psycho-somatique !...»

Qui désespère, parce qu’on n’en connaît pas les causes déclenchantes, parce qu’on n’en connaît pas les mécanismes physio-pathologiques et parce qu’on ne connaît pas, à ce jour, de traitement réellement efficace sur le long terme.

Qui désespère les patients et qui décourage les médecins…

Cymone, une femme déterminée, courageuse, généreuse et attachante et qui a manifestement, un vrai don pour l’écriture et l’envie de partager son expérience, de faire savoir au plus grand nombre qu’il peut y avoir des solutions et qu’il ne faut surtout pas passer à côté.

Elle a sûrement eu des grands moments de découragement, voire de rage, mais elle n’a jamais cessé de chercher, de chercher à comprendre et de chercher des solutions.

Au cours de ses 20 années de galère, elle a rencontré de très nombreux médecins, des bons, des moins bons, des carrément mauvais et, au moins un, excellent, qui lui a, peut-être pas sauvé mais, au moins, changé la vie.

Sa solution n’est pas valable pour tous, car tous les S.I.I. ne sont pas dus à un problème de métaux lourds ; mais il est avéré que ces polluants, qui sont extrêmement répandus, sont à l’origine de pas mal de troubles pathologiques et, sûrement, d’un certain nombre de S.I.I.

Cymone sait bien qu’elle n’apporte pas une réponse universelle, qui convienne à tous, mais elle veut qu’on sache que cela existe et qu’on en tienne compte.

Elle écrit, dans la nouvelle version de sa «Colopathie-party», qu’elle prend sa santé en main, qu’elle s’informe sur sa maladie et que sa devise est «Aide-toi, ton médecin t’aidera ».

Elle est complètement dans l’air du temps, elle a même été un peu en avance sur le temps.

Il est fini, ou plutôt, il est en passe d’être fini, le temps où des praticiens peu accessibles, peu disponibles pour l’écoute, et surtout totalement imperméables au doute et à l’humilité, proféraient des sentences indiscutables et incontestables, à des patients désemparés n’ayant pas le moindre mot à dire.

Le temps est venu des « patients-experts », des associations de patients qui participent aux réflexions.

Qui connaît mieux sa maladie que le malade ? Qui connaît mieux les toutes dernières recherches sur sa maladie que le colopathe fonctionnel, qui explore le net à longueur de temps, à la recherche d’une découverte décisive ou simplement d’une nouveauté, d’une recette, d’un conseil ou d’un truc qui va le soulager ?

La parole du patient est, doit être prise en compte, son expérience doit être validée et son expertise reconnue pour une meilleure efficacité du traitement de sa maladie.

En ce qui me concerne, j’ai apprécié que Cymone, patiente-experte, patiente avisée à l’esprit curieux et ouvert, ait osé franchir la barrière d’ignorance ou de mauvaise foi qui entoure, encore trop souvent, le thermalisme, qu’elle ait essayé, qu’elle ait constaté que le résultat était positif et qu’elle l’ait dit et écrit.

Son cas est particulièrement intéressant. L’amélioration clinique a été rapide, dès la première cure car le traitement thermal agit sur l’inflammation colique, quelles qu’en soient les causes.

La suppression de la cause a ensuite stoppé l’évolution de la maladie, mais la pratique de la cure a joué un rôle déterminant, en améliorant à la fois, l’état intestinal et l’état général de Cymone, malmenés par 20 années de colopathie.

Et son témoignage sur sa cure thermale est le deuxième apport de Cymone à la lutte contre le S.I.I.

Son cas fait partie des preuves cliniques, par opposition aux preuves scientifiques, de l’action de l’eau thermale, que les médecins thermalistes constatent régulièrement. Il est regrettable que ces preuves cliniques, rapportées par les médecins et par les curistes, ne soient pas plus prises en compte, par un monde médical devenu très scientifique, à juste titre, mais, parfois, trop scientifique.

Non, les cures thermales ne sont pas des vacances payées par la Sécu.

Non, on ne peut plus dire que la médecine thermale n’ait pas fait la preuve scientifique de son efficacité depuis qu’une dizaine d’études scientifiques ont été réalisées, avec des résultats positifs, publiés, ou en cours de publication, dans des revues médicales de niveau international.

Dans ma station thermale, l’amélioration des curistes nous apporte, en permanence, la preuve clinique de l’efficacité de l’eau thermale dans les colopathies fonctionnelles et les colites. Mais nous ne nous en contentons pas et des études sont en cours actuellement pour comprendre le mode d’action de l’eau sur la flore intestinale.

Oui, c’est une thérapeutique naturelle, dont l’efficacité est durable dans un très grand nombre de cas, qui s’adresse aux affections chroniques et qui présente l’énorme avantage de ne pas avoir d’effets secondaires.

Elle est malheureusement mal connue de beaucoup de médecins qui n’ont confiance que dans les thérapeutiques chimiques, lesquelles sont précieuses pour notre santé, mais montrent, dans un certain nombre de cas, leurs limites, voire leurs dangers. Mal connue, également, par ceux qui ont des idées dépassées sur la nature réelle de cette thérapeutique qu’ils croient, à tort, obsolète.

Aujourd’hui, on parle de « médecine avec moins de médicaments » de « médecine sans médicaments », on parle aussi, et surtout, de prévention.

Ce mot de « Prévention » est un des maîtres-mots de la Stratégie nationale de santé qui va se mettre en place.

Une révolution est en marche. Plus que nécessaire, indispensable, elle nous poussera à modifier nos comportements dans le but d’une meilleure santé, pour un moindre coût. Dans ces nouvelles stratégies de santé, les stations thermales, villes de santé, ont un rôle majeur à jouer.

On peut y suivre un traitement efficace, on y fait de l’Education thérapeutique, avec la participation des patients-experts, on y apprend à mieux connaître et à mieux gérer sa maladie, on y apprend à mieux se nourrir, à lutter contre la sédentarité et le stress. On y apprend à ne pas, ou à ne plus, être malade

Merci à Cymone d’apporter, par son témoignage, de l’espoir aux colopathes et un argument au crédit de la médecine thermale, solution thérapeutique qu’on ne peut pas négliger, en l’attente des traitements radicaux qui ne manqueront pas d’intervenir. Et d’être, pour moi, une précieuse « patiente-expert ».

Danielle FAURE-IMBERT, le 27 janvier 2014

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