« Prenez des antidépresseurs et tous vos maux disparaîtront !».

Publié le par CYMONE

~~ « Prenez des antidépresseurs et tous vos maux disparaîtront !».

Les patients atteints de maladies chroniques comme le SII, la colopathie, les MICI, la Fibromyalgie, en savent quelque chose.

D’ailleurs, L’INSTITUT UPSA DE LA DOULEUR, disait en décembre 2001 : « Avec les opioïdes et les antalgiques périphériques, les antidépresseurs restent probablement les substances les plus utilisées dans le traitement des douleurs chroniques. Aujourd’hui, il est établi que ces substances ont une activité antalgique indépendante de leur action thymoanaleptique. Autres indications, les antidépresseurs tricycliques ont également été utilisés dans les douleurs rhumatologiques. L'amitriptyline seule ou associée à la fluoxétine est efficace dans les douleurs de la FIBROMYALGIE. L'intérêt des antidépresseurs dans les douleurs d'arthrite est plus discutable. Ainsi ces substances ne semblent efficaces que si elles sont associées à des antalgiques ou des anti-inflammatoires, et leur effet reste modeste. Enfin, dans les douleurs lombaires chroniques, seules des doses élevées (150-200 mg/jour) semblent actives, l'efficacité étant nettement supérieure en cas de radiculalgie associée… »

…Lire la suite sur : http://colopathie-fonctionnelle-sii.blogspot.com Quand le blog s’ouvre, aller dans RECHERCHE. Ecrire une partie du titre, ou simplement la date. Cliquer sur l’article que vous recherchiez.

La newsletter de Santé-Nutrition (SN) du 4 novembre 2011 nous met face à une situation de plus en plus alarmante. « Comment les antidépresseurs font grimper le nombre de dépressifs » Inquiétant quand même de constater une fois de plus que la France reste la grande championne des psychotropes ou antidépresseurs et qu’on les mette à toutes les sauces. Inquiétant de voir qu’il y a autant de français qui ne tournent pas rond ! Les médecins du « tout psychosomatique » n’auraient pas assez de temps à consacrer à leurs patients, ils soigneraient dans l’urgence et donc dans la facilité ? Il ne faudrait pas pour autant mettre tous les médecins dans ce même panier, mais il faut tout de même reconnaître que ce panier là, pèse de plus en plus lourd !

On a eu dit « les antibiotiques, c’est pas automatique ! » quand dira-t-on enfin « les psychotropes c’est pas top ! ».

Dans cet article de SN on lit : « Voilà un système qui ne peut que s’emballer. Tout ce qui peut justifier la prescription d’un énergisant psychique est une dépression. C’est devenu un trouble banal. Plus les nouveaux antidépresseurs seront « légers » et donc anodins, et plus il y aura de personnes auxquelles on pourra les prescrire. » Source :Philippe Pignarre, Éditeur – Le Nouvel Observateur.

C’est angoissant de voir à quel point les patients sont soumis à leurs médecins, sans contestation apparente. Pourquoi ne sont-ils pas plus nombreux à refuser ces prescriptions. Cherchez les causes de la maladie et les éliminer devraient être le premier réflexe du médecin. Or chez nous ont fait souvent l’inverse. C’est quand le médecin s’intéresse de trop près à notre génétique et à notre état d’esprit qu’il faudrait être vigilant : il y a du psychotrope dans l’air et bientôt sur l’ordonnance ! Il donne un traitement antidépressif pour éliminer, en apparence, les symptômes, et quand le patient se sent un peu mieux, on en conclut « voyez bien que c’était dans votre tête tout ça ! ». Le patient content de moins percevoir ses douleurs (ou de les accepter) grâce à des psychotropes légers, devient dépendant du traitement et pense comme son médecin qu’ils lui sont indispensables. Quelques temps plus tard d’autres symptômes apparaîtront, sans doute (effets secondaires) et il en conclura qu’il faut effectivement augmenter le dosage (ou passer à une autre molécule) comme son médecin le lui conseillera.

Dans cet article de SN on lit aussi : « Résultat : vous entrez dans le cabinet du médecin en croyant être victime d’une « vie de merde » et ne plus arriver à l’assumer ? Illusion ! Votre sérotonine est seulement déréglée ! Comme le diabète est un manque d’insuline, la plainte dépressive est un surcroît de sérotonine… »

Au final, c’est le même scénario, votre vie continue de se dérouler comme dans un cauchemar, mais vous êtes devenu docile parce que votre sérotonine est sous contrôle médical !

Pour les colopathies ou SII, des médecins comme le Professeur Dapoigny, disent au final, que les psychotropes ou antidépresseurs ne règlent généralement pas le problème. Cymone

PS la photo est prise dans la newsletter de SN.

 « Prenez des antidépresseurs et tous vos maux disparaîtront !».

Commenter cet article