Extrait du chapitre 17 POLOGNE

Publié le par CYMONE

17 Pologne.

…L’été à Varsovie est relativement clément, la température avoisine les 25 ° malgré quelques averses passagères, mais fréquentes. Arrivés à l’aéroport nous prenons un taxi qui nous dépose au pied de la majestueuse façade du Polonia-palace. Nous sommes si ravis que nous payons sans nous méfier un chauffeur qui double son prix ! Heureusement à l’hôtel tout est parfait, de l’accueil jusqu’aux chambres, jusqu’aux petits déjeuners servis au Strauss-restaurant qui a gardé son lux d’antan, celui de 1913. C’est Byzance dans toute sa splendeur, dans l’abondance de ses buffets princiers et fleuris où l’on vous sert à volonté et par-dessus le marché, du jambon et du saumon fumés, des fruits de mer, des œufs de saumon, des huîtres appétissantes qui me regardent de travers, des viennoiseries, du champagne, des vins fins, des fruits exotiques que je respire au passage et qui me font pâlir d’envie !

A Varsovie comme ailleurs, je continue de garder la ligne par obligation ; impossible de visiter en paix si je dois chercher des toilettes en permanence. Je veux vivre en oubliant ma maladie ; profiter du moment présent, de Paprika et de cette ville pleine de charme. Elle a été construite sur les rives de la Vistule au XIIIème siècle puis détruite pendant la seconde guerre mondiale, et reconstruite des années plus tard. Avec Paprika je la parcours allègrement ; à son bras je suis sur un petit nuage qui me transporte au-delà de mes forces…

De retour à la gare de Varsovie, nous réservons deux places aller-retour en train Express pour Malbork.

Le lendemain, nous prenons le premier train qui relie Varsovie à Malbork en une heure…C’est immense, tellement grand qu’après avoir franchi le pont-levis au-dessus des douves on ne sait plus par quel bout le prendre, si ce n’est de passer partout où nos pas nous mènent. Les miens me mènent vers un banc où je pose mes esprits pour les récupérer tous éparpillés un moment plus tard. Quand je me lève, la tête me tourne encore un peu, mais Paprika s’impatiente, et le temps passe si vite. Mes semelles sont en plomb, mes pas trop lourds et trébuchants refusent d’emprunter les escaliers qui mènent au sommet. La main dans la main, nous restons tous deux au niveau du château bas pour commencer. Nous flânons le long des murs d’enceinte qui forment le troisième anneau, en nous posant le temps d’un soupir. En douceur je reprends mon souffle et décide de passer les remparts qui forment le deuxième anneau constituant le château moyen. Mes pas dans ceux de Paprika, je passe sous des arches, je contourne des murs de pierres éboulés, j’emprunte des escaliers ébréchés, et je passe enfin les remparts du château haut qui constituent le premier anneau…

Commenter cet article